Pourquoi le cloud sera le moteur de l’IoT

Selon l’Union internationale des télécommunications, l’Internet des Objets (IoT)se définit comment une « infrastructure mondiale pour la société de l’information, qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets (physiques ou virtuels) grâce aux technologies de l’information et de la communication interopérables existantes ou en évolution. » Les usages de l’Iot sont nombreux, par exemple dans l’énergie (éclairage, ventilation, sécurité…), les transports (géolocalisation, supervision…), l’industrie (automatisation, maintenance prédictive, logistique…) ou la santé (télémédecine, mobilité…).

De fait, les entreprises investissent de plus en plus : d’après une étude de Zebra Technologies, 78 % des entreprises françaises prévoient une augmentation de leur investissement dans l’IoT au cours des 12 à 24 prochains mois qui viennent et neuf entreprises sur dix ont élaboré une stratégie en matière d’IoT. Pour le cabinet IDC, le secteur de la distribution et des services est celui qui investit le plus dans l’IoT en France (30 % des dépenses en 2022), par exemple pour les étiquettes électroniques ou le marketing personnalisé, devant les marchés grand public (25 %), le secteur public (16 %), l’industrie (15 %) et les infrastructures (13 %), par exemple pour les compteurs intelligents ou l’optimisation des réseaux de distribution d’énergie.

Il existe une profusion de chiffres sur le marché de l’Internet des Objets, par exemple ceux de Gartner qui estiment que leur nombre devrait atteindre les 21 milliards à l’horizon 2020 ou ceux du cabinet Juniper, pour lequel nous devrions même atteindre les 38 milliards d’objets connectés en 2020. Mais les chiffres importent peu, car on peut parier qu’à moyen et long terme tous les objets seront connectés de manière native.

Pourquoi ce développement inéluctable des objets connectés va-t-il reposer sur le cloud ? La problématique IoT est en réalité une problématique a trois dimensions, avec la coexistence de trois visions :

– La vision technologique, qui pose la question de la migration du SI vers l’IoT. On se focalisera ainsi sur les interactions entre les objets et sur les traitements des données. Sur ce plan technologique, se posent les questions de la modernisation des applications existantes et des systèmes d’information en place, avec, en outre, une problématique de stockage des données qui est loin d’être négligeable. L’IoT générera en effet une demande supplémentaire en stockage. D’ores et déjà, selon Gartner, l’augmentation de la demande de capacités de stockage nécessitée par l’IoT en 2018 a été de 3 %. Mais, dès lors que l’on parle de modernisation de systèmes d’information, d’applications et de stockage, le réflexe va évidemment de se tourner vers le cloud, ne serait-ce que pour gérer l’inévitable (et imprévisible) scalabilité des applications IoT qui ne manqueront pas de monter en puissance au fur et à mesure de leur adoption.

– La vision stratégique, qui pose la question des business modèles et permet de se focaliser sur l’innovation, les opportunités et la transformation numérique. Là encore, le cloud trouve toute sa place pour accompagner cette transformation stratégique pour nombre d’entreprises. N’oublions pas que trasnformation digitale et cloud sont déjà intimement liés.

– La vision business, qui pose la question des usages et permet de se focaliser sur les investissements et la nature des offres, existantes ou nouvelles, créées par l’Internet des Objets. Dès qu’il est question d’usages, le cloud se positionne également comme un élément incontournable pour les utilisateurs et les DSI, qui baignent de plus en plus dans les environnements cloud, qu’ils soient publics, privés ou hybrides. L’IoT ne devrait pas faire exception à cet accompagnement des usages, dont on ne connaît pas toujours les évolutions à moyen et long terme. Le cloud permet ainsi de réduire l’incertitude sur les investissements dans les projets IoT.

Pour en savoir plus : ne manquez pas la table-ronde « Comment le cloud motorise les stratégies IoT » à 12 h 20 le 4 juillet.

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