Comment migrer dans le cloud

Au-delà de l’attrait pour le modèle cloud, vis-à-vis duquel il peut être tentant d’aller vite, migrer des applications ne s’improvise pas. Il faut en effet prendre en compte plusieurs prérequis. D’abord, définir le profil et le portefeuille applicatif éligibles à migrer dans le cloud. Cette phase prend notamment en compte les besoins des métiers, le caractère stratégique des applications et l’importance du Legacy, trois éléments qui peuvent complexifier la migration. Ensuite, il convient d’identifier les impacts, par exemple sur le degré d’automatisation des processus, et les risques associés aux applications, car il en existe toujours, sans oublier d’analyser le niveau de dépendance (fonctionnelle, technique…) entre les différentes applications qui migrent ou non dans le cloud. Enfin, sur le plan organisationnel, la migration dans le cloud doit être soutenue par une vision stratégique, un accompagnement au changement et un bon dimensionnement des compétences

Selon l’étude « Truth in cloud Research » de Veritas, le manque de compétences, la complexité et le système d’information existant figurent en tête des difficultés auxquelles les entreprises doivent faire face lors de la migration vers le cloud. Autant les compétences, premier point bloquant de la migration vers le cloud, peuvent s’acquérir auprès de sociétés de services, d’intégrateurs ou d’éditeurs de logiciels, autant la complexité ne peut s’atténuer que par une transformation interne, avec un timing qui peut entrer en conflit avec les besoins d’agilité du cloud.

Ainsi, la migration dans le cloud nécessite que plusieurs points d’attention soient pris en compte. On peut en retenir dix, qui sont autant de chantiers à mener en amont d’une migration vers le cloud :

  • Les lieux de stockage des données et de délivrance des services.
  • Les clauses contractuelles, notamment pour les engagements de services (SLA), de disponibilité et de réversibilité.
  • L’évolution du système Legacy et de la dette technique, dans un contexte de transformation.
  • Les prix et leur prédictibilité.
  • La gouvernance des applications cloud et des données.
  • Les compétences nécessaires, notamment en interne.
  • Les contraintes réglementaires.
  • Le benchmarking des offres et des prestataires.
  • La résistance au changement des utilisateurs et des métiers face à la transformation du système d’information.
  • Le degré de criticité des données et les analyses de risques.

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